confondre amour et effort
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Ce que je confonds avec l’amour

(et pourquoi ça me maintient dans des relations qui me coûtent)

🌿 Niveau de cheminement : je suis en prise de conscience

Soyons claires une seconde. Si aimer te demande plus d’énergie que ton travail, ce n’est pas un problème de romantisme. C’est un problème de définition.

Beaucoup de femmes restent dans des relations qui les épuisent. Pas par manque d’intelligence.
Pas par naïveté. Mais parce qu’à un moment donné, elles ont appris à appeler “amour” quelque chose qui ressemble surtout à de l’effort constant.

Si cette question te traverse l’esprit, c’est que tu commences à comprendre. Et cette lucidité-là change tout.

Quand l’intensité prend la place de l’amour

On confond souvent amour et intensité. Les hauts très hauts. Les bas très bas. Les discussions sans fin. Les réconciliations chargées d’émotion.

L’intensité donne l’impression de vivre quelque chose de fort. Mais elle n’est pas un indicateur de sécurité émotionnelle.

Une relation saine ne te met pas en état d’alerte permanent. Si tu es souvent tendue, anxieuse, dans l’attente d’un message ou d’un signe, ce n’est pas de la passion. C’est ton système nerveux qui essaie de tenir.

Quand “faire des efforts” devient ton rôle principal

Faire des efforts dans une relation, c’est normal. Être la seule à en faire, non. Quand tu es toujours celle qui explique, ajuste, apaise et relativise, tu ne construis plus un lien équilibré.
Tu maintiens une dynamique fragile.
Et très souvent, on appelle ça “être mature”.

Ce que tu as appris à appeler amour

Ce que tu tolères aujourd’hui ne sort pas de nulle part. Si tu as grandi avec l’idée que :

  • aimer, c’est s’adapter,
  • rester, c’est être forte,
  • exprimer ses besoins, c’est créer des tensions,

alors certaines relations te semblent normales.
Même quand elles te coûtent.

👉 Ce n’est pas que tu choisis mal.
👉 C’est que tu reconnais ce que tu connais déjà.

L’exercice clé : le test de l’amour réel

Prends quelques minutes et réponds honnêtement :

  1. Est-ce que je me sens globalement en sécurité émotionnelle dans cette relation ?
  2. Est-ce que je peux exprimer ce que je ressens sans craindre les réactions de l’autre ?
  3. Est-ce que je fais des efforts par choix ou par peur de perdre le lien ?
  4. Est-ce que cette relation me permet d’être pleinement moi-même ?
  5. Si une femme que j’admire vivait exactement la même situation, qu’est-ce que je lui dirais ?

Comment lire tes réponses (sans te juger)

Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise réponse.
Ce qui compte, c’est la tendance.

  • Si la majorité de tes réponses t’ont mise mal à l’aise,
    tu es probablement encore dans une logique d’adaptation. Tu fais beaucoup pour maintenir la relation, parfois au détriment de ton équilibre.
  • Si certaines questions t’ont fait hésiter,
    tu es en phase de lucidité. Tu commences à voir ce qui ne te convient plus, même si tout n’est pas encore clair.
  • Si la plupart de tes réponses sont nettes et affirmées,
    cela montre que tes standards évoluent. Tu ne confonds plus aussi facilement amour, effort et peur.

👉 Aucun de ces résultats n’est un échec.
👉 Ils indiquent simplement où tu en es aujourd’hui.


Apprendre à s’aimer : un critère, pas un slogan

S’aimer ne signifie pas tout quitter ou tout changer d’un coup. S’aimer, c’est commencer à se poser cette question simple et adulte :
Est-ce que ce que je vis est réellement acceptable pour moi, aujourd’hui ?

L’amour de soi commence souvent là. Au moment où tu arrêtes de normaliser ce qui t’abîme.

Le vrai point de bascule

Tu n’as pas besoin de décider maintenant. Mais tu peux arrêter de romantiser ce qui te fatigue.
Parce qu’à un moment donné,s’aimer suffisamment, c’est refuser d’appeler “amour” ce qui te coûte ta paix intérieure.

🌿 Nia Retreats

Chez Nia Retreats, nous créons des espaces pour les femmes actives, lucides et exigeantes qui veulent comprendre leurs schémas relationnels et apprendre à se choisir sans culpabilité.

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